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Je n'ai pas bien compris ce que tu ne crois pas : qu'ils étaient des lettrés ?
Ils n'étaient pas lettrés, c'est ça ?
seulement de bons artisans, capable de bien reproduire, avec beaucoup d'application pour ne pas se tromper ? Se gardant de la moindre innovation, de peur de trahir le modèle ?
Qu'est-ce qui te fait dire ça ? ![]()
Les tailleurs de pierre connaissaient si bien tous les symboles, et comment les montrer pour qu'ils disent ou cachent quelque chose, qu'ils n'avaient pas besoin de copier....
pourquoi ce ne serait pas la même chose pour les cartiers ? ![]()
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Je précise alors. Je vois très mal ces graveurs au fait des rituels bachiques "masqués" figurés sur ces images, connaître l'origine romaine des ces icônes, fussent-ils parmi les plus lettrés des érudits de leur temps - la plupart des més références de comparaison étaient encore inconnues à cette époque.
Une fois sortie du milieu d'origine de son dessinateur "premier", qui, lui, était parfaitement conscient de ce qu'il voulait figurer, cette série est toujours apparue "mystérieuse", et nos artisans scrupuleux ont fait en sorte de la transmettre au mieux, avec peu d'interventions personnelles, pour en conserver ses "archaïsmes" et détails curieux - comme le chapeau de La Force que j'évoque sur un autre fil - qui lui confèrent alors une valeur "magique", comme une formule que l'on ne comprend pas mais qu'on doit prononcer scrupuleusement pour être entendu des dieux, des esprits ou des démons. Les artistes "lettrés" des cours, comme le peintre du tarot Visconti ou celui du pseudo-Charles VI, ont eu beaucoup plus tendance à y coller leurs conceptions "lettrées" sur les thèmes proposés, s'éloignant fortement du modèle qui a été respecté par les artisans cartiers de la tradition des "TdM", dont la vertu d'artisan passait par l'humilité face au modèle à transmettre.
Evohé !
Daimonax
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Daimonax a écrit:
Je vois très mal ces graveurs au fait des rituels bachiques "masqués" figurés sur ces images, connaître l'origine romaine des ces icônes, fussent-ils parmi les plus lettrés des érudits de leur temps - la plupart des mes références de comparaison étaient encore inconnues à cette époque.
Ca, je veux bien le croire aussi.
Cependant, ne pourrait-on supposer que ces images étant "tombées dans le domaine public", ils en connaissaient leur langage et en usaient comme nous, nous pourrions user de nos icônes modernes ? (code de la route par exemple... code international pour être compris par tous, même par ceux qui ne savent pas lire
)
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Une fois "tombées dans le domaine public", ces images ont rencontré un autre imaginaire collectif, ce qui a entraîné certaines "contaminations", en même temps qu'elles le re-façonnaient, avec une succession de thèmes perçus comme allégoriques ou symboliques, en se présentant comme des énigmes. Très tôt des astrologues, par exemple, ont repris quelques-uns de ces thèmes (mélangés à d'autres) pour illustrer des zodiaques (dans leur version "savante", plus proche du Visconti), ici Leonhard Reymann (Nurenberg, 1515) - chacun les reconnaîtra aisément - pour illustrer un horoscope.![]()
C'est un autre aspect du tarot que celui de la compréhension qu'on en a eue à travers les époques, et certains graveurs peuvent appartenir aussi à cette histoire.
Evohé !
Daimonax
Dernière modification par Daimonax (06-10-07 16:11:13)
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Tout cela est passionnant mais je souhaitais revenir juste une seconde au sujet de départ de la discussion :
Aucun(e) d'entre vous n'a pour l'instant, me semble-t-il, relevé le fait que le pénis du pendu était à peu près de la même taille, de la même forme et sur la même verticale que... sa langue.
La seule différence flagrante entre ces deux organes, si l'on veut bien laisser de côté la légère inclinaison de la langue, par exemple, c'est leur couleur. Chair pour le pénis, rouge vif pour la langue. Soit la couleur normale de ces organes pour un homme vivant et en bonne santé.
Dernière modification par Faustine (22-11-07 17:10:07)
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Comme le pénis, la langue
Défie la pesanteur
La langue, le pénis, rappelle à l'esprit l'alliance:
Dix Séphiroth du néant
Comme le nombre des doigts
Cinq opposé cinq
Avec un pacte singulier
Dans le centre exact
Dans la circoncision de la langue 
Et dans la circoncision du gland.
Sefer ha-Yetzira 1:3
משנה ג': עשר ספירות בלימה במספר עשר אצבעות חמש
כנגד חמש וברית יחיד מכוון באמצע במילת הלשון ובמילת
המעור:
Le pénis, la langue défier la gravité; comme si pour montrer leur alliance avec celui qui est au-dessus.
Dernière modification par kwaw93 (19-02-08 21:40:46)
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Bonjour
Je relisais ces posts sur le Pendu. Il n'y a pas toujours de pénis apparents représentés dans les Tarots, mais le plus souvent des braguettes !
Parlons un peu mode, d’ailleurs cela peut confirmer la datation des jeux.
“ Il y a des civilisations du drapé et des civilisations du cousu. Un vêtement cousu recompose un corps. Contrairement au drapé, c'est un autre corps, en volume. En Inde, les femmes s'enroulent dans des saris. Quand elles les enlèvent, ils redeviennent des pièces de tissu. De même, chez les femmes berbères d'Afrique du Nord, le vêtement est une pièce de tissu qu'on plie le soir pour en faire un oreiller et qu'on redéplie le matin. Le kimono est entre les eux, plus proche du drapé. Il y a peu de travaux de coupe, mais des superpositions d'étoffes. Dans un musée, un kimono posé sur une perche, ça marche très bien. Pour un vêtement occidental, au contraire, il faut un mannequin, sinon le corps manque. «En passant de l’empire romain au Moyen Age, l’Occident est passé du drapé au cousu apporté par les Barbares. A la fin du Moyen Age, nouveau changement : les hommes passent de la robe au pourpoint. Le pourpoint, une sorte de veste très ajustée, était d'abord une protection rembourrée que les soldats portaient pour ne pas être blessés par le métal de leur armure. A l'époque, toute l’Europe était en guerre, les hommes en armes circulaient partout, c'était une image quotidienne très forte. Avec une figure de guerrier aussi dominante, il n’est pas étonnant que les soldats aient représenté l’élégance masculine et que leur tenue soit devenue un modèle pour le vêtement de cour. Cela a eu pour effet de marquer pour longtemps la coupure entre les hommes et les femmes qui, elles, sont restées en robe longue jusqu'au début du XXe. « Le pourpoint est donc l’emblème de la fin du Moyen Age mais, à la fin du XVe siècle, il s'enrichit d'une pièce qui continue d’étonner les historiens du vêtement: la braguette. Au début, la braguette est une poche destinée à couvrir l'entrejambe. Petit à petit elle s'orne de soie, de rubans, puis de rembourrages et finit par prendre des proportions impressionnantes. C'est l'accessoire indispensable à l'homme élégant, la pièce centrale de son costume, un peu comme l'étui pénien de Nouvelle-Guinée. Pendant près de deux siècles, cette braguette réservée aux plus hautes catégories sociales est l’emblème du paraître occidental. Elle affirme que ça tient la route, que ça ne doit pas mollir. “ (Odile Blanc)
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/c … Savoia.jpg
http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/j … 0692_p.jpg
J'y pense : il y a toujours une loi en vigueur qui punit de prison une femme en pantalon, à moins qu'elle ne tienne en main une bicyclette ou les rênes d'un cheval ! Ca va bientôt être le voile pour toutes, si vous ne vous défendez pas les gosselines !
Cordialement,
C...a
Dernière modification par Charly Alverda (31-03-10 18:21:47)
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Ah bon ! Je pensais que le temps était venu de tout dévoiler et non voiler ! ![]()
Dernière modification par Ludivine (31-03-10 21:26:00)
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